Rendez-vous du Rhdp/ Adjoumani, porte-parole du Rhdp au PPA-CI :
« Ce n’est pas Ouattara qui inscrit les Ivoiriens sur la liste électorale »
La tribune du Rendez-vous du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp) a repris son cours, le 8 janvier 2025, au siège du parti au pouvoir, à Cocody-Danga Rue Lépic.
Portant sur le thème : « Paix, cohésion sociale et perspectives de développement pour une Côte d’Ivoire solidaire en 2025 », ce rendez-vous avec la presse, organisé par le directoire du Rhdp, le premier de cette année, a été animé par le porte-parole principal de ce parti, Adjoumani Kobenan Kouassi. Une occasion pour lui pour faire le bilan des 15 dernières années de la Côte d’Ivoire et les perspectives à venir. Et aussi pour se prononcer sur des sujets d’actualité.
Retour sur les 15 dernières années
D’entrée de propos, Adjoumani a jeté un regard rétrospectif sur la vie politique, économique et sociale des 15 dernières années, assorties d’un bilan qu’il juge remarquable pour le président de la République et son équipe. Parlant du bilan, le porte-parole du Rhdp fait savoir que sous la direction d’Alassane Ouattara, la paix et la sécurité, priorités absolues, sont devenues une réalité tangible. « Depuis 2011, le président de la République a protégé la Côte d’Ivoire et assuré la sécurité des Ivoiriens. L’indice de sécurité, qui était de 6,8 % en 2011, est tombé à 1,2 % en janvier 2024, faisant de notre pays l’un des plus sûrs au monde », a-t-il admis. L’un des symboles forts de l’évolution de notre système global de sécurité, mentionne-t-il, est que les Forces Armées de Côte d’Ivoire (Faci) prendront possession du camp militaire du 43e Bataillon d’infanterie de Marine (Bima). Un processus, qui selon lui, au-delà de son caractère concerté et organisé avec la France, est une approche fidèle à la philosophie politique du Président Houphouët-Boigny, qui « consacre la modernisation et le renforcement de la capacité opérationnelle de nos forces armées ». De 2011 à 2023, a-t-il avancé, le Produit intérieur brut (Pib) est passé de 12 869 milliards de francs Cfa en 2011 à 47 790 milliards de francs Cfa. Le budget de l’État est passé de 3 000 milliards à plus de 15 000 milliards de francs Cfa à fin 2024. Soit une multiplication par 5. Ces performances affichent une gestion saine et des réformes audacieuses et font de l’économie ivoirienne l’une des plus dynamiques de toute l’Afrique. Ajouter à cela, des chantiers dans tous les secteurs de la société. Comme exemples, le collaborateur du président de la République prend à témoins le taux d’électrification qui a atteint 94 %, contre 33 % en 2011 ; le programme “Eau pour tous” qui améliore l’accès à l’eau potable, y compris dans les zones rurales ; le nombre de collèges et lycées publics qui a triplé, passant de 294 en 2011 à 902 en 2024. Dans le domaine de la santé, il a indiqué que 80 % de la population vit désormais à moins de 5 km d’un centre de santé, contre 66 % en 2011. Aussi, il note un énorme progrès de la couverture sanitaire, avec notamment les grands projets en cours dont le Centre hospitalier universitaire (Chu) d’Abobo, le Centre national de Radiothérapie et d’Oncologie médicale de Grand-Bassam et l’Institut de Cardiologie de Bouaké. Le secteur agricole n’est pas en reste. Le prix bord champ du cacao est affiché à 1 800 francs Cfa. « Avec un taux de croissance de 6,1% en 2024, malgré un contexte international difficile, la Côte d’Ivoire confirme sa résilience économique », a indiqué le ministre d’Etat, qui n’a pas oublié de signifier que les femmes et jeunes sont aussi bénéficiaires de la politique du gouvernement.
Perspectives 2025
Selon Adjoumani, « en 2025, nul doute que la Côte d’Ivoire organisera une élection présidentielle apaisée, transparente et démocratique, reflet de la maturité politique de notre nation. Parallèlement, les projets structurants se poursuivront pour consolider les acquis dans tous les domaines ». L’extension de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, le lancement des vols long-courrier par la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire vers Paris, New York et d’autres grandes destinations ; l’augmentation de la capacité installée du parc de production énergétique qui devrait passer à environ 4000 MW en 2025 et 6000 MW à l’horizon 2030, avec un mix énergétique dans lequel les énergies renouvelables représenteront plus de 45 % ; l’achèvement des grands projets éducatifs et sanitaires, dont l’inauguration en 2025 de 15 lycées pour jeunes filles et 100 collèges de proximité. Au-delà de ceux-ci, d’autres projets d’envergure seront réalisés, a manifesté le ministre d’Etat.
Regards sur des sujets d’actualité
Le porte-parole principal du Rhdp s’est prêté aux questions de certains journalistes sur des sujets brûlants de l’actualité. Sur celui de l’inscription de Laurent Gbagbo sur la liste électorale, il a indiqué : « Une chose est sûre, c’est que ce n’est pas le président (Ndlr : Alassane Ouattara) qui inscrit des Ivoiriens sur la liste, il y a une instance, la commission électorale indépendante qui se charge d’inscrire des Ivoiriens qui sont bien sûr électeurs sur la liste. Je crois que le président Laurent Gbagbo d’abord ferait mieux de s’adresser à cette institution qui fait du bon travail pour justifier la logique de sa présence sur la liste électorale ou pas. Ou à tout le moins, s’adresser à la justice ». En ce qui concerne les élections inclusives, il fait remarquer qu’elles le seront pour ceux qui en ont droit. « …il ne m’appartient pas à moi de dire qu’un tel doit être retenu ou pas. À la matière aussi, il y a des structures qui sont là, qui sont là, qui jugent de la légitimité ou non, des différents candidats ». Concernant la question de la rétrocession du 43e Bima aux Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), Adjoumani dit ne pas avoir de commentaire particulier sur ce sujet. Cependant a-t-il ajouté « le président de la République s’est exprimé avec des mots suffisamment précis sur les modalités de la rétrocession. Il s’agit d’une question je dirais purement diplomatique ». Le prochain rendez-vous de la Tribune du Rhdp aura lieu dans 15 jours.
Clément K.


