Ouverture de la 1ère session ordinaire de l’Assemblée nationale : Bictogo annonce l’examen de 25 projets de loi
L’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2025 de l’Assemblée nationale a été faite hier 20 janvier 2025, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé, représentant le président de la République, avec à ses côtés six présidents de parlements nationaux invités.
Comme le stipule la Constitution depuis 2024, les travaux des deux chambres du Parlement ivoirien se déroulent en deux sessions. La première de cette année en ce qui concerne l’Assemblée nationale, a ouvert hier au sein de l’institution à Abidjan-Plateau. Elle marque du coup la fin des vacances parlementaires de 2024 de cette institution. Ladite session a eu six parlementaires invités d’honneur, dont le président du Parlement de la Cedeao, du Sénat du Nigeria, et des Assemblées nationales du Bénin, du Ghana, du Sénégal et du Togo. Livrant son discours d’ouverture portant orientation des travaux avec un encart sur l’actualité nationale et internationale, l’honorable Adama Bictogo, a annoncé, que cette session ordinaire sera l’occasion pour les députés d’examiner 25 projets de loi. Au nombre de ceux-ci figurent neuf projets de loi ordinaires, huit projets de loi de ratification d’ordonnances et huit projets de loi d’autorisation de ratification de conventions internationales. Ces projets font allusion entre autres, de l’exercice de la médecine, des droits humains, des changements climatiques, de la fiscalité et de l’activité industrielle. « Comme vous pouvez le constater, cette session sera l’objet de travaux intensifs », a souligné le président de la Chambre basse du Parlement ivoirien. Qui a invité ses pairs à examiner ces textes avec minutie, rigueur, pertinence et intérêt. Ce, pour le cas échéant y apporter des amendements constructifs et améliorer leur contenu lors des travaux. Il n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude à l’ensemble des députés pour leur sens élevé de responsabilité dans le cadre des travaux et la fraternité qu’ils affichent au nom de l’intérêt des populations en non de leur respective chapelle politique. Faisant un clin d’œil aux élections à venir, il a souligné que l’année 2025 revêt un caractère particulier, du fait de la tenue de scrutins majeurs à savoir les élections présidentielle et législative. « Avec le nouveau cycle électoral qui va s’ouvrir, nous, députés, en notre qualité de représentants du peuple, devrons être des vecteurs de paix et d’apaisement. Nos mandants nous observent. J’en appelle donc au sens de la responsabilité de chacun afin d’œuvrer à ce que ces scrutins se tiennent dans un climat apaisé. C’est un engagement citoyen qui prend sa source dans la conscience citoyenne. J’en appelle à la résilience républicaine de nos concitoyens ».
La diplomatie parlementaire pour la recherche de solution
Adama Bictogo a illustré le tableau sombre de la situation internationale, notamment marquée par les interminables conflits armés et des violences de tous genres qui mettent à mal les populations, l’économie et le développement de plusieurs nations. Ainsi que le système sécuritaire de certaines régions du monde. Pour résoudre ces fléaux, il est persuadé que « la diplomatie parlementaire demeure un puissant outil à notre disposition ». Il entend donc renforcer son engagement à la mise en œuvre de la diplomatie parlementaire, tant au niveau bilatéral que multilatéral. Et en tant qu’acteur de premier plan jouer de son poids dans les discussions sur la promotion de la paix, de la démocratie et sur le climat. C’est dans ce lignage qu’Adama Bictogo va participer à plusieurs rencontres. Il sera le 12 février à New York (Etats-Unis), le 17 avril à Abuja (Nigeria), du 22 au 24 d’avril à Bruxelles (Belgique). Ensuite, il conduira, en juillet, la délégation de l’Assemblée nationale à la 50e Assemblée plénière de l’Assemblée des Parlementaires francophones (Apf), à Paris (France) et à la 6e Conférence des présidents de parlements de l’Uip, à Genève. Le président de la Chambre basse du Parlement ivoirien a noté que l’Afrique de l’Ouest fait face à plusieurs enjeux qui menacent la paix et la stabilité de cette sous-région du continent noir. « Face à ces défis, nous sommes tenus d’agir et de conjuguer tous nos efforts pour relever ensemble tous les défis de quelle que nature que ce soit qui se posent à nous dans notre sous-région. Puisque « notre communauté de destin et notre histoire nous l’imposent. Le sens de la responsabilité nous le commande ». Il se dit convaincu qu’avec la Cedeao, il y a la possibilité d’agir ensemble pour l’union, la stabilité et la prospérité de l’Afrique de l’Ouest.
Clément K.


