Présidentielle 2025/ Face au candidat du RHDP : une coalition de l’opposition mort-née
A quelques sept (07) mois de l’élection présidentielle, l’opposition ivoirienne continue de surprendre les Ivoiriens. Réunis ce lundi 10 mars 2025, 25 partis politiques de l’opposition ont décidé de mettre en place une organisation dénommée « Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire » (CAP-Côte d’Ivoire). Objectif : accéder au pouvoir d’Etat. Une mission quasi impossible dans le contexte actuel où le RHDP a déjà quadrillé tout le territoire national. En effet, si l’on s’en tient à la nomenclature des 25 partis politiques, l’on comprend aisément que cette coalition est mort-née. Sur l’échiquier politique ivoirien l’on connait désormais la force de chaque formation politique. Et les dernières consultations de septembre 2023 donnent le poids réel de chaque parti politique. A l’exception du PDCI-RDA qui s’en est tiré avec quelques élus, aucun des 24 autres partis politiques membres de cette coalition n’a pu remporter un seul siège de mairie ou de Conseil régional. Ironie du sort, à sept (07) mois des élections l’on assiste à un ballet identique à celui que l’on a connu en 2020. Sauf que, cette coalition ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition puisque les partis de Laurent Gbagbo et de Guillaume ont été laissés de côté. Une dissension qui traduit à tout point, la fébrilité de cette coalition. Or, ce que l’opposition oublie, c’est que le RHDP est aujourd’hui bien plus qu’un simple parti politique. C’est un ogre et une véritable machine politique que l’on retrouve enraciné du nord au sud et dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire. Mieux, la Côte d’Ivoire est au travail. Avec un bilan qui n’a rien à envier à ceux de Laurent Gbagbo et de Henri Konan Bédié, le RHDP garde toujours ses chances intactes pour remporter le scrutin présidentiel d’octobre 2025. Il est de notoriété qu’en l’espace de 15 ans, le président de la République Alassane Ouattara a changé le visage de la Côte d’Ivoire. Avec la réalisation de projets structurants et surtout d’infrastructures dans tous les domaines. A la vérité, le réveil est donc tardif pour l’opposition ivoirienne qui continue de faire du surplace et en multipliant surtout les impairs. Dans cette grisaille, elle n’aura que ses yeux pour pleurer au soir de l’élection présidentielle. Tout se passe comme si l’opposition est à la recherche d’un second souffle. A l’attente d’un hypothétique miracle. Et pourtant, elle ne doit s’en prendre qu’à elle-même. Abonnée absente du terrain, les partis membres de cette coalition politique ne peuvent donc changer l’ordre des choses.
Bill Terrasson


