Incendie de la brigade de gendarmerie de Bettié : le procureur ouvre une information judiciaire, les auteurs s’exposent à de lourdes sanctions

Incendie de la brigade de gendarmerie de Bettié : le procureur ouvre une information judiciaire, les auteurs s’exposent à de lourdes sanctions

Les auteurs de l’incendie de la brigade de gendarmerie de Bettié (Abengourou), survenu le mardi 21 janvier 2025, s’exposent à de lourdes sanctions prévues par la loi, prévient le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abengourou, dans un communiqué.

Lundi 20 janvier 2025, une motocyclette a été immobilisée par les éléments de la brigade de gendarmerie de Bettié, le conducteur n’étant pas en possession des pièces administratives requises pour sa mise en circulation. Suite à cette saisie, le président des jeunes de la localité, accompagné de six autres individus, s’est rendu dans les locaux de la brigade pour exiger la restitution de l’engin. Les gendarmes ont refusé cette demande, les requérants n’ayant pas présenté les documents nécessaires pour récupérer l’engin, explique le procureur dans le communiqué.

Le lendemain, mardi 21 janvier 2025, des individus armés de projectiles, de machettes et de fusils de type calibre 12 se sont rendus à la brigade, scandant des propos hostiles à l’encontre des gendarmes présents. Après avoir pénétré dans les locaux, ils ont saccagé le mobilier, les équipements informatiques, les véhicules stationnés et incendié les locaux avant de prendre la fuite. Les renforts, appelés entre-temps, ont procédé à l’interpellation d’une centaine de personnes et à la saisie de plusieurs armes blanches (machettes) ainsi que d’un fusil de type calibre 12, toujours selon la note.

« Une information judiciaire a été ouverte pour les faits d’atteinte à l’ordre public, de détention illégale d’armes des 5e et 6e catégories, de destruction et de dégradation volontaire portant sur des édifices et biens publics, obtenues au moyen d’un incendie, et de violences et voies de fait commises sur un agent public dans l’exercice de ses fonctions », informe le procureur, précisant que « ces faits, perpétrés contre des agents de l’État en charge de la sécurité des biens et des personnes, sont d’une extrême gravité et exposent leurs auteurs à de lourdes sanctions prévues par les articles 162, 179, 277, 278, 485 et 486 du code pénal ».

LK